Mi-octobre, Thomas vient de décrocher son permis A et d'acheter lui aussi une XTZ 660 Ténéré. Les températures ont fortement chuté en une semaine, mais c'était décidé : on voulait aller crapahuter dans les chemins et bivouaquer en route.

Pas de chance la météo n'est vraiment pas clémente. La température n'est pas vraiment un problème, le soucis vient de l'humidité, qui ne nous aura pas quitté pendant deux jours.

Premier jour

Départ à 10h des Monts du Lyonnais, direction Saint Etienne puis Saint Bonnet le Froid en Haute Loire où nous trouverons un petit restaurant pour nous réchauffer, après quelques pauses photo dans un brouillard aussi épais que glacial. Ce patelin porte définitivement très bien son nom !

Nous continuons alors la route vers l'Ardèche, direction Lamastre par une petite route longeant une crête, avant de rejoindre la vallée du Rhône.

Le Rhône franchi, nous voilà dans la Drôme. Après un petit café chez un membre du forum supertenere, on repart plein sud. L'idée était de refaire un bout des pistes parcourues en juin.

C'est ainsi qu'à la tombée de la nuit, on se retrouve au milieu de nulle part à planter la tente, sortir sacs de couchage et couvertures supplémentaires, tout en faisant cuire des pâtes au pesto devant un feu de camp qui servira à griller les chamalows.

Deuxième jour

Après une nuit fraîche et humide, mais pas franchement reposante, il faut refaire les bagages.

Une petite pluie fine s'invite lorsqu'on se lève, rendant l'herbe assez glissante. Première chute de la journée pour Thomas, sans aucune gravité sur un sol aussi meuble.

La route se poursuit vers Dieulefit et Bourdeaux, me permettant de tester le grip des mes pneus tous neufs (Michelin Anakee 2) sur le mouillé : impressionnant, pas une seule amorce de glissade.

La matinée sera rythmée par un jeu de cache cache avec la pluie, les nuages, et même le soleil quelques minutes !

Une fois le col de la Chaudière passé, nous empruntons une piste menant au hameau de Rochefourchat, là aussi testée quelques mois auparavant. Nous sommes alors juste sous le brouillard, avec de belles couleurs d'automne. Idéal pour de belles pauses photo.

Il est déjà midi lorsque l'ont rejoint la route. On trace alors au plus court jusqu'à Die, où nous trouvons comme la veille un petit restaurant pas cher, et bien chaud.

Bien que de gros nuages gris et noirs soient accrochés au massif du Vercors, nous décidons de passer par le Colde Rousset, pour redescendre par la Combe Laval.

Dans la montée, alors que Thomas est descendu de sa moto pour enfiler un pantalon de pluie, le vent souffle suffisamment fort pour faire basculer sa moto. Deuxième chute de la Ténéré pour la journée, sans bobo là encore.

Arrivés au col, nous avons même droit à un petit mélange de pluie et de neige, accompagné d'un vent glacial.

C'est lors de la descente par Vassieux en Vercors et Lente, orientée nord, que nous rencontrons vraiment la neige, nous imposant une vitesse très réduite.

La neige se transformera hélas en pluie, jusqu'à quitter complètement le Vercors. La Combe Laval, offrant d'habitude une magnifique vue, est beaucoup moins intéressante lorsque la visibilité est limitée à une trentaine de mètres.

Thomas rentrera alors à Grenoble, à moitié congelé, pendant que je file sur Lyon par l'autoroute.

Conclusion

2 jours froids, et surtout très humides. Le cumul des deux est très fatigant, alors que l'eau et la neige diminuent encore plus la vitesse moyenne. Les Damart, gants hiver ultra épais, cagoule et autres équipements d'hiver auront été mes meilleurs alliés, tandis que Thomas aura profité de ses poignées chauffantes.