La question que tout motard se pose au moment de partir en voyage à moto est le plus souvent "mais où vais-je bien pouvoir ranger tout ce bordel !?".

Le problème montre son nez encore plus vite lorsque l'on compte camper, ce qui signifie emporter tente, duvet et tout le bazar du campeur.

Le matériel idéal est léger, compact, facile à monter/démonter et solide. A ce jeu là, Quechua fait pas mal : pour une qualité très correcte et un prix raisonnable, on trouve du matos très pratique à embarquer sur une moto.

La tente

Depuis mon premier voyage en 125 jusqu'à notre périple en Scandinavie, j'ai toujours eu la même tente : une Quechua T3 Ultralight Pro (~110€).

La dénomination "ultralight" chez Quechua désigne les variantes plus légères de certains produits. Evidemment, le prix est plus élevé que le modèle de base.

L'appellation "pro" de la tente vient se sa forme, les arceaux ne se croisant pas. Le volume intérieur est plus faible à cause de la hauteur limitée, mais c'est un avantage une fois la tente pliée.

Enfin la taille. T3 signifie 3 places, mais alors mieux vaut ne pas être trop gros, ni trop chargé. Une T3 est parfaite lorsque l'on voyage à 2, ça laisse suffisamment de place pour ranger les affaires dans le sens de la longueur.

Une version T2 existe, sûrement parfaite pour le motard solitaire (~100€) :

Le sac de couchage

Alors que la tente se choisit surtout pour son volume utile, le choix d'un sac de couchage est plus complexe en raison de sa température de confort.

Celle-ci correspond à la température à laquelle on peut théoriquement dormir sans avoir froid. A ne pas confondre avec la température limite, en dessous de laquelle on risque l'hypothermie...

Pour ma part, j'ai un sac de couchage Quechua S10 Ultralight (~40€), ce qui signifie que la température de confort est de... 11°C. Pratique pour ne pas crever de chaud en plein été, mais on a vite froid quand la nuit devient fraîche.

Le meilleur compromis est certainement le modèle S5, dont la température de confort est de 5°C. Il ne faut pas oublier que plus le modèle est chaud, plus il est volumineux. Il faut donc tenir compte de ce point, et s'adapter si possible selon la région de destination.

Quelque soit le modèle choisi, il faut en prendre un adapté à sa taille. Plus le sac de couchage épouse la forme du corps, plus il est efficace.

Une chose est surtout à éviter : les modèles avec duvet + matelas intégré. En plus d'être très volumineux, ils ont le défaut d'être déjà assemblés, ce qui les force à les ranger d'un bloc. Il est beaucoup plus simple, pour un même volume global, d'avoir plusieurs petits éléments qu'un seul gros, on peut ainsi les dispatcher dans les différents bagages.

Le matelas

L'idéal en moto, pour ne pas trop se charger, est un petit matelas auto-gonflant. Plusieurs modèles existent, à différents prix pour différentes épaisseurs.

J'ai pour ma part le modèle A200 Ultralight (~40€), toujours de Quechua. 

Comme les autres produits Ultralight de la marque, il est très compact et très léger. Son épaisseur est cependant limitée : seulement 2cm. Cela suffit amplement pour isoler du froid et pour avoir un minimum de confort. Attention à ne pas le percer !

De la même marque, on trouve aussi le modèle A100 Ultralight, pour 10€ de moins.

Plus compact et moins lourd, il est aussi beaucoup plus court : 117cm au lieu de 175. Les jambes dépassent donc du matelas, qui sert seulement pour la tête et le tronc.

L'oreiller

Les motards douillets, dont je dois certainement faire partie, apprécient avoir leur petit confort, même pour la tête. Pour quelques euros, on trouve des mini oreiller de camping.

Ainsi, pour environ 5€, on trouve (encore et toujours chez Quechua), de petits oreillers compressibles :

Le moins encombrant une fois rangé reste une fois encore le matériel gonflable. Là encore, seulement 5€ :

Divers

En plus de matériel de base, il ne faut pas oublier quelques bricoles bien utiles.

En vrac, on pensera à :

- une petite couverture supplémentaire, pour les nuits froides

- une lampe, de préférence frontale

- des sardines de rechange, en cas de perte ou de casse

- un maillet pour les planter

- et du bon sens ! On rentre ses chaussures au sec dans la tente, on n'oublie pas la clé sur la moto, etc.